Manger, regarder, acheter, travailler ou chercher une stimulation peut apporter un plaisir authentique. Le même geste peut aussi servir à recouvrir une émotion devenue difficile à porter.
La différence n'est pas morale. Elle se trouve souvent dans la qualité de présence avant, pendant et après.
La promesse cachée
Avant l'impulsion, une phrase silencieuse apparaît parfois : après cela, je me sentirai enfin mieux. Lorsque le soulagement est bref, le geste doit être répété.
Reconnaître la promesse permet de chercher aussi le besoin : repos, consolation, contact, stimulation ou permission.
Augmenter la présence, pas la dose
Ralentir les premières secondes du plaisir permet de le sentir davantage. On remarque alors plus facilement le moment où la satisfaction diminue.
S'arrêter n'est pas se priver ; cela peut être conserver la qualité de ce qui a été reçu.
Une expérience à vivre
La pause avant le plaisir
- Avant le geste, nommer l'état émotionnel et le besoin.
- Choisir consciemment de poursuivre ou d'attendre cinq minutes.
- Pendant, retirer une distraction secondaire.
- Après, observer satisfaction, tension et envie de continuer.
Questions à garder
Qu'est-ce que j'espère ne plus ressentir après ce geste ?
À quel moment le plaisir devient-il automatisme ?
Le plaisir n'est pas l'ennemi de la conscience. Il devient une porte lorsqu'il peut être pleinement senti et librement quitté.