Damien Abel
41 / 50Corps et ancrage3 min

Le plaisir sans la fuite

Retrouver une relation au plaisir qui nourrit la présence au lieu de servir uniquement à ne plus sentir.

Un plaisir devient plus libre lorsqu'il n'a pas la mission de te sauver de toi-même.
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Manger, regarder, acheter, travailler ou chercher une stimulation peut apporter un plaisir authentique. Le même geste peut aussi servir à recouvrir une émotion devenue difficile à porter.

La différence n'est pas morale. Elle se trouve souvent dans la qualité de présence avant, pendant et après.

01

La promesse cachée

Avant l'impulsion, une phrase silencieuse apparaît parfois : après cela, je me sentirai enfin mieux. Lorsque le soulagement est bref, le geste doit être répété.

Reconnaître la promesse permet de chercher aussi le besoin : repos, consolation, contact, stimulation ou permission.

02

Augmenter la présence, pas la dose

Ralentir les premières secondes du plaisir permet de le sentir davantage. On remarque alors plus facilement le moment où la satisfaction diminue.

S'arrêter n'est pas se priver ; cela peut être conserver la qualité de ce qui a été reçu.

Une expérience à vivre

La pause avant le plaisir

  1. Avant le geste, nommer l'état émotionnel et le besoin.
  2. Choisir consciemment de poursuivre ou d'attendre cinq minutes.
  3. Pendant, retirer une distraction secondaire.
  4. Après, observer satisfaction, tension et envie de continuer.

Questions à garder

Qu'est-ce que j'espère ne plus ressentir après ce geste ?
À quel moment le plaisir devient-il automatisme ?

Le plaisir n'est pas l'ennemi de la conscience. Il devient une porte lorsqu'il peut être pleinement senti et librement quitté.

DA
Damien Abel

J'explore ici la conscience comme une expérience vivante : avec curiosité, discernement et le souci de relier les idées au quotidien.