Le troisième circuit organise l'expérience avec des mots, des symboles, des outils et des modèles. Grâce à lui, nous transmettons un savoir et imaginons ce qui n'existe pas encore.
Sa force devient une prison lorsque nos descriptions remplacent le contact avec les faits.
Voir les phrases qui dirigent
« Il faut », « je suis comme ça », « les gens sont » : certaines formulations intérieures semblent si normales qu'elles deviennent invisibles. Les écrire permet d'en retrouver les contours.
Une croyance peut avoir été utile dans un contexte et devenir trop étroite dans un autre.
Chercher ce qui pourrait nous contredire
Le mental collecte spontanément les éléments qui confirment ce qu'il croit déjà. Chercher honnêtement un contre-exemple ne signifie pas adopter l'opinion opposée.
Cela transforme la certitude en hypothèse et redonne à la pensée sa fonction d'exploration.
Une expérience à vivre
L'audit d'une croyance
- Écrire une croyance sous forme de phrase courte.
- Noter son origine probable et ce qu'elle protège.
- Chercher deux faits qui la soutiennent et deux qui la nuancent.
- Formuler une version plus précise et plus ouverte.
Questions à garder
Qu'est-ce que cette croyance m'empêche de voir ?
Que resterait-il de moi si cette phrase n'était pas toujours vraie ?
Penser librement ne signifie pas ne plus croire. Cela signifie rester capable de rencontrer ce qui dérange nos cartes.