Le mot acceptation provoque parfois une résistance légitime. Il semble demander de trouver acceptable une situation injuste, douloureuse ou contraire à nos valeurs.
Mais l'acceptation intérieure porte d'abord sur un fait temporel : cela est présent maintenant.
Le fait avant le jugement
« Cette personne a dit ces mots » est un fait. « Elle n'aurait jamais dû » est un jugement peut-être juste, mais il ne modifie pas ce qui vient d'avoir lieu.
Revenir au fait ne supprime pas l'éthique. Cela donne un point de départ solide pour répondre.
L'acceptation active
Accepter peut conduire à partir, porter plainte, demander réparation, faire son deuil ou changer de stratégie. La passivité est une réponse possible, pas la définition de l'acceptation.
Ce qui cesse, c'est la tentative d'agir sur un passé déjà accompli.
Une expérience à vivre
Du fait à la réponse
- Décrire la situation avec une caméra imaginaire.
- Nommer ce que tu ressens et la valeur touchée.
- Reconnaître que ce moment est déjà arrivé.
- Choisir la réponse qui protège le mieux le vivant maintenant.
Questions à garder
Qu'est-ce que je crains d'autoriser si j'accepte le fait ?
Quelle action devient possible une fois le point de départ reconnu ?
L'acceptation ne blanchit pas la réalité. Elle cesse de gaspiller l'énergie nécessaire pour lui répondre.