Certaines identités nous ont permis de survivre, d'être aimé ou de trouver une place. Elles peuvent ensuite devenir trop étroites, alors même que l'entourage continue à les reconnaître.
Changer produit un deuil : celui d'une cohérence connue et parfois de relations organisées autour d'elle.
Reconnaître la fonction passée
Le perfectionniste, le sauveur ou l'indépendant absolu ont souvent eu une raison d'apparaître. Les condamner maintient la lutte.
Reconnaître ce qu'ils ont rendu possible permet de déposer leur stratégie sans nier leur contribution.
Tolérer l'entre-deux
La nouvelle identité n'a pas encore de preuves, tandis que l'ancienne ne convient plus. Cet espace peut sembler vide.
Plutôt que le remplir par un nouveau personnage rigide, on peut y tester des gestes modestes et laisser la cohérence se construire après eux.
Une expérience à vivre
Une lettre de passage
- Nommer l'ancienne version de toi.
- La remercier pour ce qu'elle a protégé ou construit.
- Dire ce qu'elle ne peut plus porter.
- Choisir un geste qui appartient à la vie en train d'émerger.
Questions à garder
Qui serais-je si je n'avais plus à rester cohérent avec mon passé ?
Quelle loyauté rend ce changement difficile ?
Se transformer n'efface pas celui que l'on a été. Cela lui permet enfin de devenir un ancêtre intérieur.